lunes, 26 de julio de 2010

Francia no reintroducirá más osas en Pirineos aunque repondrá las pérdidas

Con motivo de la última reunión del comité del Macizo Pirenaico, la secretaria de estado de ecología del gobierno francés, Chantal Juanno, ha rechazado continuar con el programa de reforzamientoen la cordillera, que inicialmente había previsto liberar más ejemplares hasta alcanzar una población de 50 ejemplares, considerada por diversos expertos como la mínima necesaria para garantizar la viabilidad genética de la especie.

Jouanno sí aseguró, no obstante, que se reemplazará cada ejemplar que muera de forma accidental. Ese es el caso de la osa Franska, muerta en un accidente de circulación en 2007, que en 2011 será sustituida por otro animal de la misma especie en el Bearne, -localidad ubicada en el departamento francés de los Pirineos Atlánticos-, agregó Jouanno.

A continuación reproducimos el comunicado de prensa de WWF Francia

Protection de l’ours dans les Pyrénées : encore un effort !

A l’occasion de la réunion du comité de massif Pyrénéen de ce jour, la secrétaire d'État à l'Écologie Chantal
Jouanno a annoncé sa volonté de réintroduire prochainement une ourse dans les Pyrénées occidentales et
s’est engagée à remplacer tout ours qui disparaîtrait. Le WWF prend acte de cette décision des pouvoirs
publics car elle envoi un signal fort aux opposants « Tout ours braconné ou mort accidentellement sera
remplacé rapidement ! ». Cependant, le WWF souhaite rappeler que cette décision ne répond pas à
l’ambition de faire des ours une espèce non menacée de disparition sur le territoire métropolitain.

Depuis la mort en 2004 de Cannelle, dernière femelle de souche pyrénéenne, il n’y avait plus de femelle
dans les Pyrénées Atlantiques. La décision qui vise à remettre une femelle est donc une bonne nouvelle
mais c’était bien le minimum, étant donné la situation actuelle de la population ursine dans le massif des
Pyrénées. « En effet, la modélisation faite par les scientifiques après la mort de Cannelle montrait qu’au
moins deux femelles devaient être réintroduites dans cette partie des Pyrénées pour éviter le harcèlement
par les mâles et minimiser les risques d’infanticides. Les autres femelles des Pyrénées centrales, moins
mobiles que les mâles, n’ayant aucune probabilité de migrer dans cette partie du massif » rappelle Christine
Sourd, Directrice adjointe des programmes du WWF-France en charge de la biodiversité.

Ainsi, si le renforcement présenté aujourd’hui peut offrir au noyau atlantique la possibilité de ne pas
disparaître à court terme, il ne suffira hélas pas à faire atteindre à la population ursine des Pyrénées le
« statut favorable de conservation » exigé par la directive européenne Habitats. En effet, remplacer les ours
disparus voudrait dire retrouver l’effectif de 1976, soit plus de 35 animaux recensés sur le versant français,
ce qui à l’époque était déjà jugé limite. En conséquence, d’autres réintroductions sont nécessaires.

A ce sujet, le WWF met en garde celles et ceux qui seraient trop prompts à vouloir faire des Pyrénées un
massif sans ours et rappelant que la France est actuellement sous le coup d’une plainte au niveau européen
pour ne pas respecter ses engagements relatifs à la protection de l’ours brun comme l’y contraint la directive

Habitats Faune Flore.
Selon Serge Orru, Directeur général du WWF-France « La question n’est pas d’être pour ou contre l’ours
mais de permettre de vivre avec l’ours en créant les conditions d’une coexistence pacifique et harmonieuse
entre les activités pastorales et ce symbole historique de l’identité des Pyrénées. Comment se fait-il que l’on
reste sur des crispations inutiles et dépassées pour les derniers ours des Pyrénées alors que cela se passe
plutôt bien en Slovénie, en Roumanie ou en Finlande où, les populations d’ours dépassent plusieurs
centaines de bêtes et sont souvent une ressource économique majeure pour ces pays ? En cette année
internationale de la biodiversité, la France doit avoir le courage d’entamer sa révolution culturelle sur la
biodiversité et comprendre que sa richesse est une chance économique. »

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